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Le Canada et les Premières Nations signataires des traités nos 4 et 6 soulignent le règlement de revendications particulières


NORTH BATTLEFORD, SK, le 18 juill. 2019 /CNW/ - La collaboration dans un esprit de coopération et de renouvellement afin de trouver, grâce au dialogue, des solutions communes est la meilleure façon de corriger les torts du passé, d'honorer les obligations découlant des traités et de faire progresser la réconciliation avec les Premières Nations au Canada.

Le Canada et les Premières Nations signataires des traités nos 4 et 6 soulignent le règlement de revendications particulières (Groupe CNW/Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC))

Aujourd'hui, le gouvernement du Canada et les Premières Nations signataires des traités nos 4 et 6 ont souligné le règlement d'un certain nombre de revendications particulières pour des dommages du passé liés au paiement des annuités prévues dans les traités, qui n'ont pas été versées aux Premières Nations pendant la rébellion du Nord?Ouest, entre 1885 et 1888.

Le règlement des revendications représente une étape importante en vue de renouveler les relations avec les Premières Nations et constitue un élément clé de la croissance économique. La collaboration en vue de renouveler la relation de nation à nation en se fondant sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat est essentielle à la réconciliation avec les Premières Nations au Canada.

Citations

« Réalisé dans un véritable esprit de partenariat et de renouvellement, le règlement des revendications constitue une étape clé vers la guérison et la réconciliation avec les Premières Nations. Alors que nous construisons un nouvel avenir avec les Premières Nations, la réconciliation exige que nous reconnaissions les torts du passé et que nous travaillions en collaboration avec les Premières Nations pour prendre les mesures nécessaires afin de réparer ces torts dans le plus grand respect. »

L'honorable Carolyn Bennett, M.D., C.P., députée
Ministre des Relations Couronne-Autochtones

« Ce règlement constitue une étape importante sur la voie à suivre pour les membres de la Bande de Chakastaypasin de la Nation crie dans un contexte où nous cherchons à faire en sorte que notre nation reprenne la place qui lui revient. Nos ancêtres se sont vu refuser à tort des avantages auxquels ils avaient droit en vertu du traité no 6 parce qu'on les a qualifiés erronément de bande "rebelle" pendant la rébellion du Nord?Ouest. Ce règlement met un terme à l'un de nos griefs historiques, mais ce n'est pas la seule violation du traité qui a fait souffrir notre peuple. Aujourd'hui est un jour important, mais notre travail se poursuit. »  

Calvin Sanderson 
Chef, Bande de Chakastaypasin de la Nation crie 

« L'inconduite de la Couronne qui sous-tend cette revendication pèse sur nos relations en vertu d'un traité depuis 1885. Si le Canada veut vraiment faire progresser le mandat de la réconciliation, il doit d'abord prendre des mesures concrètes et réparer les torts du passé. La réunion d'aujourd'hui et le règlement récent en lien avec cet aspect de notre revendication sont une étape positive, et nous sommes impatients de travailler avec le Canada au cours des prochains mois pour régler les questions en suspens qui sont au coeur de cette revendication de longue date. »

Tricia Sutherland
Chef, Première Nation de One Arrow

« La Nation crie de Red Pheasant est heureuse de voir le Canada prendre cette mesure progressive pour donner suite à ses promesses non tenues de longue date. Nous considérons qu'il s'agit là d'une occasion de chercher plus globalement à réparer la relation découlant du traité et de s'engager dans un processus ouvert et significatif pour faire progresser les principes de la réconciliation. »

Clint Wuttunee
Chef, Nation crie Red Pheasant

« Pour la Nation crie Poundmaker, les événements de 1885 ont été vraiment dévastateurs. Nos membres ont fait l'objet d'un éventail de mesures punitives illégales et injustifiées, nos dirigeants ont été destitués et le chef Poundmaker a été emprisonné sans avoir accès à la justice ou à un procès équitable. Reconnaître ces violations de traités est un pas dans la bonne direction, tout comme l'établissement d'un dialogue ouvert et constructif entre nos gouvernements, fondé sur les principes de vérité et de réconciliation. L'exonération du chef Poundmaker et le règlement de la première phase de notre revendication sont des étapes encourageantes, mais il est important de reconnaître qu'il reste beaucoup de travail à faire. Nous sommes impatients de travailler avec le Canada afin de franchir d'autres étapes dans les mois à venir, y compris le règlement des autres aspects de cette revendication. »  

Duane Antoine
Chef, Première Nation crie Poundmaker

« Nous nous réjouissons d'avoir le Canada à la table de négociation pour s'attaquer à sa négligence historique. Il est bien d'aller de l'avant, mais pour ce faire, nous devrons nous pencher sur certaines vérités difficiles au sujet de notre histoire et de nos relations découlant des traités. »

Wayne Semaganis
Chef, Première Nation de Little Pine

« Le Canada a violé le traité en 1885. Cette violation est à la base de cette revendication et elle a eu des répercussions sur notre nation pendant des générations. Bien que la Nation de Thunderchild soit heureuse d'avoir trouvé un terrain d'entente pour régler une partie de cette revendication, il est important de reconnaître qu'il ne s'agit que d'une étape vers le règlement de la revendication globale et le règlement des autres questions liées à notre relation continue en vertu du traité. » 

James Snakeskin
Chef, Première Nation de Thunderchild

« La Première Nation de Sweetgrass est encouragée de constater que le gouvernement du Canada s'adresse à nous pour reconnaître ses torts passés et commencer à s'attaquer aux violations historiques des traités et rétablir les faits. Notre nation attend avec impatience d'autres réunions avec le Canada pour commencer le processus de mise en oeuvre complète du traité, de nation à nation. »

Laurence Paskemin
Chef, Première Nation de Sweetgrass

« La réconciliation n'a ni commencement ni fin, mais elle a des jalons. Tout en travaillant à l'amélioration continue de nos relations découlant des traités, il est essentiel de reconnaître et d'aborder le passé et nos "affaires non réglées" avec le Canada. Le règlement de la partie touchant les annuités de la revendication relative à la rébellion est un jalon, mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour corriger les erreurs du passé de la Couronne. Les effets de la violation des traités qui sont au coeur de cette revendication ont pesé lourd sur notre nation et sur les relations découlant des traités pendant des générations, et ont nui à notre capacité de prospérer sur les plans culturel, économique et spirituel. Nous nous réjouissons à l'idée de continuer à collaborer avec le Canada pour remédier à ces préjudices historiques afin de créer un avenir prospère et durable pour notre nation. »

Tanya Agular-Antiman
Chef, Première Nation de Mosquito, Grizzly Bear's Head, Lean Man

Faits en bref

Liens connexes

Revendications particulières
Rapports - revendications particulières : rapport de règlement

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SOURCE Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC)



Communiqué envoyé le 18 juillet 2019 à 16:47 et diffusé par :